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Nicotine, traiter ses effets néfastes et s'en défaire !
Dossier * selon Dr Rita Monsieur et Dr Van Snick.
La nicotine est présente dans un grand nombre de plantes, mais sa source principale est dans l’usage du tabac et les remplacements thérapeutiques tels que les « patches transdermiques à la nicotine» et les « gums ». Elle peut passer les membranes biologiques incluant celle de la barrière hémato-méningée. Une fois absorbée elle est pour sa majeure partie métabolisée dans le foie.
Le métabolite principal de la nicotine est la cotinine dont le temps de demi-vie est de 15-17h et présente un marqueur biochimique plus accessible. Dans le métabolisme de nicotine vers la cotinine, différents enzymes cytochrome P450 (CYP2A6) ont été identifiés et sont polymorphiques. Ce polymorphisme génétique peut influencer ce métabolisme et contribuer aux différents besoins et habitudes de fumer.
Les effets prédominants de la nicotine chez l’humain consistent dans l’augmentation du rythme cardiaque, de la TA, des acides gras libres plasmatiques, de la mobilisation du sucre sanguin et de l’augmentation des catécholamines dans le sang.
Cet alcaloïde se trouve dans les pommes de terre, les tomates, le poivre noir et surtout dans le tabac. Cette base forte est un liquide clair qui devient brun en s’oxydant à l’air et se mélange aussi bien à l’eau que dans les liquides organiques.
L’absorption augmente avec le pH et peut se faire par la cavité orale, le poumon, la vessie, et le tractus gastro-intestinal. Comme le pH d’une fraction aqueuse de la fumée d’un cigare est 8.5, celui de l’alvéole pulmonaire 7.4, c’est à ce niveau que l’absorption sera la plus importante. La nicotine ne peut être réabsorbée par la muqueuse vésicale si le pH urinaire est en dessous de 6.
80% de la nicotine est C-oxydée par les enzymes microsomiaux en cotinine, dont l’enzyme la plus importante est la CYP2A6, coumarine 7-hydroxylase à polymorphisme génétique. Les sujets avec le génotype *1/*1 ont un risque accru pour le cancer du poumon. De nombreux autres métabolites urinaires sont formés par N-oxydation et N-méthylation ainsi que par N-et O-glucuronidation.
La nicotine peut être excrétée par les urines, les selles, la bile, la salive, le suc gastrique, la sueur mais aussi par le lait maternel. L’acide ascorbique augmente l’excrétion urinaire de la nicotine et cotinine par acidification. La nicotine et leurs métabolites sont aussi retrouvés dans les urines d’enfants de mères qui fument. Curieusement des recherches rapportent que la consommation journalière de nicotine est 18% plus élevée chez des personnes dont l’excrétion nicotinique est plus grande et concluent que le degré d’élimination de nicotine affecte le degré de consommation journalière.
Augmentation de la synthèse et de la sécrétion d'hormones
Activation de l'enzyme thyrosine Hydroxylase
Activation de différents facteurs de Transcription
Induction des protéines de chaleur
Induction du stress oxydatif
Effets sur l'apoptose
Induction d'aberrance chromosomique
Induction d'échange de chromatides soeurs
La nicotine composant majeure de la fumée de cigarette, joue un rôle important dans le développement des maladies cardiovasculaires et le cancer du poumon. La peroxydation des lipides et la génération de radicaux libres sont des processus associés dans la pathogenèse de l’athérosclérose.
Le taux de cette peroxydation est augmenté chez les fumeurs. L’administration de la nicotine in vivo, provoque une diminution de l’activité enzymatique de combat des radicaux libre (RL) tels que la superoxyde dismutase (SOD), la glutathion peroxydase et catalase.
Ainsi les RL ( OH. ) participent à de multiples réactions toxiques.
La production du radical superoxyde ( O2-° ) et peroxyde d’hydrogène (H2O2), endommagent les macrophages alvéolaires, et libérent des enzymes protéolytiques.
La peroxydation lipidique peut provoquer une altération définitive de la structure de la membrane cellulaire. La libération de lactate déshydrogénase (LDH) est témoin de cette détérioration membranaire.
De la même manière, la nicotine potentialise la libération de radicaux superoxydes par les neutrophiles humains impliqués dans la pathogenèse cardiovasculaire, pulmonaire et les désordres néoplasiques.
La peroxydation lipidique, peut aussi se présenter dans le tissu pancréatique et la muqueuse oesophagique.
Récemment il est suggéré que la nicotine séquestre le Fe 2+ et inhibe la réaction de fenton.
La nicotine est impliquée dans le développement du cancer du poumon, active la kinase ERK2 et résulte en une augmentation de l’expression de l’oncogène BCL-2 oncoprotéine et réprime l’apoptose. Dans la même étude on montre qu’elle bloque l’activité inhibitrice de PKC et ERK2 des agents anticancéreux dans les cellules pulmonaires cancéreuses.
Ceci à des concentrations minimes de 1µM de nicotine généralement trouvée dans le sang des fumeurs.
La nicotine inhibe la prolifération cellulaire de manière dose dépendante et induit des changements morphologiques significatifs dan les cellules HL-60.
L’inhibition de l’apoptose et la stimulation de la croissance de cellules épithéliales ectocervicales et de lignées cellulaires à DNA de papillomavirus renforce l’hypothèse de l’implication de la nicotine dans la cancérogenèse.
Dans certains systèmes expérimentaux on ne trouve pas d’inductions mutagéniques. Par contre dans les cellules ovariennes de hamster l’augmentation des aberrations chromosomiques et l’augmentation des échanges de chromatides sœurs sont démontrées et doses dépendantes.
La nicotine est génotoxique à des concentrations trouvées dans la salive lors du sevrage tabagique en utilisant des gums à la nicotine.
Il est démontré que la nicotine augmente la sécrétion des catécholamines et active les enzymes impliqués dans la biosynthèse de l’adrénaline à partir de la thyrosine.
Un jour d’exposition a la nicotine augmente l’expression du RNAm de la tyrosine hydroxylase et dopamine B-hydroxylase dans les cellules médullaire de la corticosurrénale.
L’exposition prénatale à la nicotine augmente l’expression du c-fos protooncogène dans le cerveau fœtal et néonatal. Elle est corrélée avec le taux cellulaire en thiols, ainsi la présence en précurseurs de GSH diminue l’expression du c-fos.
Il y a une influence évidente du tabac sur les hormones de stress de l’axe hypothalamo-hypophysaire tel que L’ACTH (hormone adrénocorticotrope) et le cortisol. Les symptômes dus aux stress et les symptômes d’abstinence tabagique tels que l’anxiété, les palpitations, la difficulté de concentration et l’insomnie se recouvrent.
L’hypothalamus apparaît véritablement comme la glande principale du système endocrinien.
Le cortisol sécrété par la corticosurrénale a pour effet de mobiliser les réserves d’énergie dans le corps, de réduire l’action du système immunitaire et nous conditionne en général pour faire face à toutes les situations de stress. Le cortisol peut agir directement les neurones hypothalamiques, mais aussi sur beaucoups d’autres neurones situés en dehors de l’hypothalamus.
Il y a différents types de récepteurs nicotiniques dans l’hypothalamus, à haute et faible affinité à l’Acétylcholine et d’autres récepteurs monoaminergiques.
Etudes des récepteurs sommaire Chaque neurotransmetteur exerce son action au niveau postsynaptique en se fixant à des récepteurs spécifiques. Un neurotransmetteur peut se fixer à plusieurs types de récepteurs. Chacun des récepteurs auquel se fixe un neurotransmetteur constitue un sous-type de récepteur. L' ACh dans les neurones cholinergiques agit sur deux sous-types de récepteurs cholinergiques : l'un situé au niveau du muscle squelettique et, l'autre au niveau du muscle cardiaque. Les inhibiteurs des neurotransmetteurs, appelés antagonistes des récepteurs, se fixent sur les récepteurs et bloquent le mécanisme normal d'action du neurotransmetteur tel que le curare pour la nicotine. Il se fixe fortement aux récepteurs de l'ACh présents sur les cellules des muscles squelettiques et bloque les effets de l'ACh, empêchant ainsi la contraction musculaire. D'autres agents pharmacologiques se lient aux récepteurs, mais au lieu de les inhiber, ils imitent les effets des neurotransmetteurs synthétisés naturellement. Ce sont les agonistes des récepteurs. La nicotine, en est un exemple. La nicotine en se liant aux récepteurs de l'ACh, entraîne leur activation au niveau du muscle. C'est pourquoi les canaux ioniques du muscle sensibles à l'ACh sont également dénommés récepteurs nicotiniques cholinergiques pour les distinguer des autres types de récepteurs à l'ACh, tels que ceux du cœur, qui ne sont pas sensibles à la nicotine mais à la muscarine (récepteurs cholinergiques muscariniques). Ainsi les effets de ces deux drogues ont-ils permis de distinguer ces deux sous-types de récepteurs à l'ACh. Le signal physiologique (l'acétylcholine) ou l'agoniste pharmacologique (la nicotine) pourrait alors contribuer à stabiliser l'état canal ouvert permettant le passage des ions à travers la membrane ; le curare , quant à lui, pouvant stabiliser l'état canal fermé. Il existe aussi des récepteurs cholinergiques nicotiniques au niveau du SNC. C'est d'ailleurs ceux qui sont impliqués dans la dépendance au tabac. Dans les neurones catécholaminergiques les neurotransmetteurs sont collectivement dénommés catécholamines. Ce sont la dopamine (DA), la noradrénaline (NA), et l'adrénaline dont le précurseur est la thyrosine. Ces neurones se trouvent situés dans les régions du SN impliquées dans la régulation du mouvement, de l'humeur, de l'attention, et des fonctions végétatives. L'adrénaline est un neurotransmetteur du cerveau, mais elle est aussi libérée par la glande surrénale, dans la circulation sanguine. L'adrénaline circulante agit sur les récepteurs de l'ensemble de l'organisme, pour répondre une réponse viscérale coordonnée. Il y a peu de neurones sérotoninergiques dans le cerveau qui régulent l'humeur, l'émotivité ou encore le sommeil. La synthèse de la sérotonine est limitée par la quantité de tryptophane disponible dans le milieu extracellulaire. Les neurones à acides aminés, tels que le glutamate (GLu), la glycine(GLy) et l'acide gamma aminobutyrique (GABA), jouent le rôle dans la plupart des synapses du SNC . Le GABA est contenu seulement dans les neurones qui l'utilisent comme neurotransmetteur. |
Ces drogues agissent en fait sur des systèmes utilisant différents sous-types de neurotransmetteurs :
- le système utilisant les peptides opioïdes pour l’héroïne,
- le système cholinergique pour la nicotine
- ou encore les systèmes dopaminergiques et noradrénergiques pour la cocaïne.
Ces drogues à effets psychotropes totalement différents ont en commun d’être à l’origine de processus liés à l’addiction. Cela est expliqué par le fait qu’elles agissent sur les mêmes circuits de la motivation des comportements, en l’occurrence ici du comportement de recherche de drogue.
Dans le cas de la nicotine et de l’héroïne, le site d’action le plus important est représenté par l’aire tegmentale ventrale au niveau du mésencéphale, là où se trouvent les corps cellulaires des neurones dopaminergiques qui projettent vers le cerveau antérieur en passant par l’hypothalamus latéral.
Ces neurones dopaminergiques expriment à leur membrane à la fois des récepteurs nicotiniques et des récepteurs aux opiacés.
Ce qui réunit ces 3 agents psychotropes, c’est leur capacité à stimuler la transmission dopaminergique.
Le rôle exact de la dopamine est toujours un sujet de débat.
Le blocage des récepteurs dopaminergiques diminue le DRUG REWARD qui amène à consommer plus de nicotine pour garder la même satisfaction.
La nicotine stimule les neurones dopaminergiques et facilite la stimulation électrique du cerveau.
La fréquence de la maladie de Parkinson est moindre chez le fumeur.
Leur effet est anxiolytique par effet sur le n AChRs.
La nicotine diminue le poids en diminuant l’appétit et augmente le métabolisme de base.
Fumer aide à la concentration.
Une des méthodes de dépollution du sol des métaux lourds par phytoremédation est la phytostabilisation.
Elle permet d’immobiliser la pollution du sol (90% des pollutions) afin d’éviter sa dispersion. Les métaux lourds ne sont pas bio dégradables et il faut donc les extraire du sol.
La recherche sur l’hyperaccumulation de ces métaux par les tiges et les feuilles de certaines plantes montre que le tabac et la moutarde donnent le meilleur rendement et on trouve dans leurs cendres, 40 à 60 ù de Cd, Pb,Cu, Zn (étude Cadarache).
Un fumeur absorbe 2 fois plus de Cd qu’un non-fumeur et comme le Ni est cancérigène…
La fumée de tabac dans l’environnement (FTE) dépend du nombre de cigarettes consommées, de la proximité des fumeurs, du volume de la pièce et de la ventilation. Les effets de l’exposition passive à la FTE sont liés à la dose et varient selon le sujet exposé.
Prendre : TMD Toxic Metal Detox le complexe vitaminique B VB complex M qui associe le Mg aux Vit B seront indispensables
La soi conscience du danger du tabagisme, je l'espère motivera à prendre la décision d'abstinence et restera un facteur primordial.
Les effets potentiels dramatiques des nAChRs (récepteurs cholinergiques nicotiniques) sur la plasticité neuronale, sont augmentés par la nicotine pendant l'exposition prénatale, postnatale et le développement lors de l'adolescence.
Nicotine altère la morphologie neuronale, la survie, et l'expression génétique dans pratiquement tous les systèmes examinés en incluant le système cholinergique, dopaminergique, serotoninergique et adrénergique.
Deniz Yildiz., 2004. Nicotine, its metabolism and an overview of its biological effects.Review.Toxicon. 43, 619-632
Mark F. Bear, Barry W. Connors, Michael A. Paradiso.Neurosciences.Editions Pradel.
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