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Toute l'actualité scientifique de la santé en médecine douce

 

Stérilité et troubles sexuels de l homme et la femme liés à la pollution

Stérilité et troubles sexuels de l homme et la femme liés à la pollution

Dossier * selon Dr Umé

Introduction

Sources de cette pollution

Pollution domestique (Indoor pollution)
Alimentation
Tabac
La pollution automobile
La qualité de l'eau
La qualité de l'air

Impact sur système reproducteur

Thérapies naturelles 

Des études pour le dire

 Introduction sommaire

Depuis quelques années, les scientifiques font de plus en plus mention d'effets causés par des substances chimiques d'origines naturelle et anthropique, lesquelles perturbent les fonctions de reproduction chez des animaux sauvages et d'expérience (Colborn et al., 1993).

Cette constatation s'est accompagnée d'une préoccupation croissante, ressentie à tous les niveaux de la société, selon laquelle l'exposition aux substances toxiques présentes dans l'environnement pourrait avoir des effets nocifs sur la fertilité des humains.

Les produits agissant sur le système endocrinien ont été appelés perturbateurs endocriniens « endocrine disruptors », bien que certains préfèrent, l'effet n'étant pas obligatoirement négatif, l'appelation de modulateurs endocriniens.

Sources de cette pollution. sommaire

Des expositions indésirables

A faibles doses, l'exposition de toxiques peuvent contaminer notre alimentation, notre lieu de travail et même, sans qu'on le sache, notre milieu de vie, l'habitation (pollution indoor).

Quotidiennement, nous absorbons par

L'alimentation

toute une série de substances - protéines, graisses, hydrates de carbone, eau -, des produits de complément (vitamines, minéraux, ...), et parfois des médicaments. sommaire

Ces produits, considérés comme indispensables et/ou médicaments réglementés par AMM (autorisation mise sur marché) sont généralement reconnus comme « safe ». Pourtant, une consommation inadaptée et excessive peut avoir des effets négatifs sur la santé.

A côté de ces produits, nécessaires à notre survie, notre alimentation contient, souvent à notre insu, toute une série de contaminants indésirables (hormones, antibiotiques, pesticides,...)

De même, l'emploi sans discernement des produits issus des thérapies « naturelles » avec le sentiment profond d'efficacité absolue et d'absence totale de danger.

Par exemple, les isoflavones de soja à activité « estrogen-like » bénéfique pour la femme ménopausée  ref et qui seraient protecteur contre le cancer du sein ref.

Des études récentes suggèrent que l'exposition à ces phytoestrogènes dans les stades précoces de la vie pourraient augmenter le risque, plus tard, d'endométriose et de cancer du sein ref Dans le cas qui nous occupe, les phytoestrogènes diminuent la fertilité des oiseaux et des moutons ref.

L'exposition à la fumée de tabac sommaire

A la fois intentionnelle des fumeurs mais aussi subie par les non-fumeurs, a été étudiée pour ses effets sur le système reproducteur.  

  • Les femmes fumeuses sont ménopausées deux années plus tôt que les non fumeusesref
  • Chez les hommes fumeurs, risque augmenté de dysfonction érectile et diminution de qualité du sperme ref
  • Il est aussi démontré que le transport de l'ovule fécondé le long de la trompe de Fallope est perturbé avec risque de grossesse extra-utérine, d'avortements.

Ces endocrinotoxiques incluent...

  • les solvants
  • les hydrocarbones aromatiques polyhalogénés «PHAHs» (combustion du fuel, barbecue,...)
  • les pesticides
  • les plastifiants, les phtalates
  • les métaux lourds

Les effets de la pollution automobile sommaire

Les effets sur l'homme ont ainsi été connus grâce à l'étude d'une population  travaillant sur un péage autoroutier. 

Les conclusions de cette étude de l'université de Naples incriminent les gaz d'échappement pour leur rôle dans la baisse de la fertilité.

L'utilisation du plomb a été sévèrement réglementé pour lutter contre les effets du saturnisme, dont certaines malformations congénitales ou fausses-couches peuvent être les conséquences directes.

La qualité de l'eau sommaire

Elle peut également influer sur la fertilité.

La consommation d'une eau à la concentration anormalement haute en pesticides ou en d'autres polluants agricoles et industriels  peut ainsi occasionner des problèmes de fertilité, voire une stérilité.

La concentration d'oestrogènes dans l'eau pourrait également avoir des conséquences, bien que ses effets ne soient pas encore clairement identifiés, en tout cas pour l'homme. Certains détergents, la pilule contraceptive et d'autres produits chimiques, contribuent à augmenter la concentration d'œstrogènes dans l'eau.

L'introduction du patch contraceptif féminin augmente encore ce risque. En effet, à la fin de leur durée d'utilisation, ces vecteurs percutanés  contiennent  encore une grosse quantité de principes actifs. Un rejet massif de ces patchs dans l'environnement pourrait donc être lourd de conséquences, ce qui implique que les laboratoires devraient informer les consommatrices sur la nécessité de les jeter de façon écologique. (comme le Hg pour les dentistes)

Pollution de l'air. sommaire

Le lien significatif est démontré., dose-dépendant, entre les niveaux de NO2, CO2 et SO2 et la mortalité intra-utérine

Il a été suggéré que les oxydes d'azote atmosphériques pouvaient augmenter les taux de méthémoglobine dans le sang, diminuant ainsi les capacités de transport d'oxygène de l'hémoglobine.

Des études antérieures avaient montré l'existence d'effets néfastes de l'exposition à la pollution atmosphérique sur la santé. Ces effets concernent la mortalité et les affections cardiovasculaires et respiratoires, mais aussi la reproduction : avortements spontanés, retards de croissance intra-utérins, naissance avant terme et mortalité infantile. De plus, des études menées chez l'animal suggèrent que les polluants atmosphériques pourraient être responsables de mutations génétiques transmissibles à la descendance, et en particulier de mutations de l'ADN du fœtus suite à l'exposition à la pollution atmosphérique pendant la grossesse.

Grâce à ces recherches menées sur le sujet depuis de nombreuses années, les effets de certaines pollutions environnementales commencent à être scientifiquement identifiés. (études épidémiologiques dans milieu du travail)

L'impact n'est pas négligeable...  sommaire 

- Issue défavorable de la grossesse (avortement, mortinatalité, changement ratio masculin/féminin)
- Anomalies congénitales masculines (cryptorchidie, hypospadias)
- Diminution de la numération et qualité des spermatozoïdes
- Cancer testiculaire de l'adulte
- Ménarche et puberté précoces, syndrome d'ovaires polykystiques associé à l'anovulation chronique
- Raccourcissement de la lactation
- Endométriose
- Effets neurocomportementaux (attribuables déréglements des H. thyroïdiennes in utero)
- Immunotoxicité à médiation endocrine
- Promotion des cancers à sécrétion interne (seins, endomètre, testicules, prostate, thyroïde) par des oestrogènes (exposition pré ou périnatales, infantiles)

Comment agir ? sommaire Nos solutions naturelles

Devant la multitude des causes d'infertilité, il est évident qu'il n'y a pas de traitement type.

Si les cas d'infertilité de causes mécaniques, inflammatoires, hormonales graves sont du domaine de la thérapie classique - subsitutif, chirurgical, FIV,...- les cas plus fonctionnels, notamment dû à l'exposition chronique, à faibles doses, à des agents perturbateurs endocriniens, de notre environnement quotidien, pourront souvent être résolus par des biothérapies complémentaires, moins agressives.

La stratégie d'action reposera sur l'action SIMULTANEE de dépollution de l'organisme

et de correction des carences en oligo-éléments notamment en Zinc, Chrome, Cuivre et en vitamines (groupe B, vitamine E...), de rééquilibrage hormonal spécifique à chaque stade de la vie, de stimulation de l'appétit sexuel, la libido, de lutte contre le stress et les états dépressifs (parfois graves dus plus particulièrement à la notion de tabous à laquelle  est confrontée le couple ou l'un de ses membres à l'égard des problèmes relatifs à sa sexualité et à la difficulté de la reproduction), d'augmentation de la qualité et la mobilité des spermatozoïdes, de correction des troubles de l'érection et de stimulation de l'ovulation

sommaire

Retour à nos solutions naturelles


Hale and al 1999

Lamartiniere et al. 1998

Yang et al. 2000 ; Allred et al. 2001

Millam et al. 2001

Harlow and Signorello 2000

Kunzle et al. 2003


 Des études pour le dire sommaire

Ces dernières années, les expérimentations animales ont montrés que des substances chimiques qui compose ou contamine notre alimentation peuvent

  • agir comme des hormones stéroïdes «hormone like» ref
  • augmenter la production ou le métabolisme de ces hormones ref
  • bloquer le signal hormonal au niveau des récepteurs du tissu cible.ref

Cependant, dans quelle mesure peut-on extrapoler de l'expérimentation animale à l'homme?

Quoique les animaux d'expérience et les humains possèdent le même système endocrinien, les hormones et les fonctions cellulaires qu'elles contrôlent ne sont pas exactement semblables.

Les différentes approches utilisées pour réduire cette incertitude sont :

  • recherches sur les cultures de tissus
  • études épidémiologiques, notamment dans les cas d'exposition professionnelle
  • mesures quantitatives des substances chimiques dans la nourriture, l'air, l'eau et les liquides corporels
  • détermination de nouveaux marqueurs précoces
  • mise au point de tests qualitatifs de réponse de l'organisme à l'action de ces substances (stress oxydatif, test des comètes,...)

La reproduction humaine inclut l'ensemble des étapes allant de la gamétogenèse, la conception, le développement intra-utérin jusqu'à la naissance de l'enfant. Son étude concerne tous les âges de la vie : les nouveau-nés, les adolescents chez qui le développement pubertaire peut être étudié, les adultes en âge de se reproduire...

L'étude de la probabilité de grossesse des couples, marqueur de leur fertilité, peut se faire en mesurant le délai nécessaire pour concevoir, qui dépend tout à la fois du bon déroulement de la gamétogenèse masculine et féminine et de la réussite de l'implantation de l'embryon, ainsi que de sa survie, dans les toutes premières semaines de grossesse.

Le cycle de la fonction de reproduction ref reprend à la nouvelle génération.

Tout un pan de la problématique actuelle de l'étude des effets de l'environnement sur la santé reproductive concerne les effets transgénérationnels, c'est-à-dire les effets sur la reproduction des expositions subies avant la conception, donc par la ou les générations précédentes.

Par exemple, le cas de la descendance des femmes enceintes, en menace de fausses couches, et exposées dans les années 1965 à 75 au diéthylstiboestrol, oestrogènes de synthèse sensé être protecteur. Le danger de ce traitement fut reconnu dès 1971 par le gynécologue Herbst qui fit le lien entre la prise de DES pendant la grossesse et l'adénocarcinome du vagin  des filles de ces femmes. En France, 160.000 enfants sont nés de ces grossesses. On estime que les conséquences sur la fécondité se feront sentir jusqu'en 2010. Une étude néerlandaise récente révèle, chez les petits-fils des femmes exposées pendant la grossesse, des anomalies de l'appareil reproducteur à 20 fois la norme (cryptorchidie, hypospadias,...), causes de  mauvaise qualité du sperme.

Les caractéristiques du sperme étudiées ne sont pas seulement les paramètres "classiques" de concentration, morphologie ou mobilité, qui sont associées à la probabilité de grossesse, mais aussi des caractéristiques du noyau des spermatozoïdes telles que  l'intégrité de l'ADN spermatique ou le taux d'aneuploïdie des spermatozoïdes.

Jusqu'à présent, chez l'humain - homme, femme et surtout enfant -, peu d'études documentées ont exploré le lien entre l'exposition aux substances potentiellement toxiques et l'émergence de problèmes de santé.

Effectivement, plusieurs études ont montrés qu'il y avait une diminution catastrophique de la qualité du sperme.

L'infertilité des couples, dans beaucoup de cas, provient de l'homme contrairement aux croyances et tabous anciens.

Environ un couple sur sept ne parvient pas à assouvir son désir d'avoir des enfants. 

Pourtant, on ne parle généralement que de l'infertilité des femmes. «Cela tient probablement au fait que jusqu'à présent peu de recherches ont  été menées sur les raisons de l'infertilité chez l'homme» ref.

95% des budgets de recherche sont attribués aux études pour substances à effets oestrogènes.
5% des crédits pour  substances à effets androgènes

pourtant tout aussi préoccupants.

Le trouble le plus fréquent de la fertilité masculine est la production insuffisante de spermatozoïdes normaux, dotés d'une bonne mobilité, dans les tubes séminifères.

Sperme masculin normal: nombre de spermatozoïdes supérieur à 20 millions /ml de sperme. Au moins 15% de ces derniers doivent être normalement formés et 50% d'entre eux avoir une bonne mobilité. Si ces valeurs ne sont pas atteintes, la capacité de l'homme à procréer est réduite.

La maturation correcte des spermatozoïdes est la clé de la fertilité.

En plus de la pollution environnementale, les causes d'anomalies de la maturation des spermatozoïdes sont multiples : 

  • conséquence des oreillons contractés au cours de la puberté
  • présence de veines variqueuses dans le scrotum (varicocoele)
  • des troubles hormonaux
  • des testicules haut situés (cryptorchidie), des tumeurs opérées, le stress
  • des prédispositions héréditaires peuvent également entrer en jeu.

«Grâce aux progrès réalisés dans la recherche génétique au cours de ces dernières années, nous avons la possibilité de mieux comprendre la maturation des spermatozoïdes». Chez une partie des hommes souffrant d'une production fortement diminuée de sperme, on a constaté l'absence d'un gène sur le chromosome masculin Y. Ce gène est appelé «gène DAZ». La protéine codée par le gène DAZ joue un rôle important dans plusieurs phases de la maturation des spermatozoïdes normaux. ref Cette avancée expliquerait les réticences de nombreux praticiens des centres de procréation médicalement assistée à la technique de micro-injection intracytoplasmique (ICSI). Cette pratique supprimerait toutes les étapes de maturation du spermatozoïde au cours de sa montée dans les voies génitales de la femme, avec des conséquences possibles à terme, tout à fait imprévisibles.

Une étude menée par une équipe de l'université de Copenhague (Danemark) a  permis de conclure à une importante diminution de la qualité séminale chez l'homme entre 1938 et 1991.

Elle a notamment établi une diminution des deux tiers du compte spermatique ainsi que l'augmentation de 28% entre les années 60 et 90 du nombre d'hommes ayant une hypospermie (carence). 

Par contre, d'autres études n'ont démontré aucun changement, mais il est possible que des études basées sur de larges populations puissent masquer des différences régionales.

On retrouve, en tout cas, la perception générale que la prévalence des couples infertiles a augmenté et que les contaminants environnementaux peuvent jouer un rôle important.

Le Pr Franck Comhaire ref, spécialiste en endocrinologie et en andrologie à l'université de Gand, s'est intéressé tout particulièrement à l'infécondité masculine évaluée à partir de l'examen des spermatozoïdes (mobilité et qualité morphologique) des donneurs de sperme.

A l'issue de ces analyses, il a montré que le pourcentage des jeunes hommes des Flandres risquant d'avoir des difficultés pour procréer n'a cessé de s'accroître depuis la fin des années 70, passant de 1,6% à 9% en vingt-cinq ans. Il a également mis en évidence une différence de qualité morphologique des spermatozoïdes, selon l'habitat. Etonnant, celle des jeunes hommes vivant à la campagne, était moins bonne et leur taux de testostérone était également plus faible que celle de jeunes citadins d'Anvers. La concentration de DDT, pesticide illégal depuis les années 70, employé dans les jardins potagers à la campagne et dont la persistance dans le milieu est très longue, pourrait expliquer cette situation.

Les pesticides au DDE ont été interdits à la suite des conséquences de certains accidents,  mais souvent remplacés par d'autres, souvent aussi dangereux et mis sur le marché sans études toxicologiques difficiles à réaliser chez l'homme. On doit dès lors extrapoler à partir du monde animal et appliquer le « principe de précaution ».

Un exemple : la population d'alligators du lac Apopka en Floride a diminué de 90% au début des années 1980 à la suite d'une pollution par des pesticides Dicofol. Mais de plus, cette pollution a  eu un impact encore important et durable sur les populations restantes.

On constate désormais une diminution du taux d'éclosion, une prédominance de femelles et des organes génitaux anormalement petits chez les mâles.

D'après Jean Bouyer, l'un des chercheur : « Nous savons déjà que les couples où la femme fume mettent deux fois plus de temps que les autres à obtenir une grossesse. La nocivité des pesticides sur la fertilité masculine, notamment celle des agriculteurs, a également été démontrée. Mais d'autres polluants de l'eau et de l'air pourraient être remis en cause. »

Comme toujours, Greenpeace ref nous ramène sur la terre ferme et pointe des problèmes invisibles liés à la pollution qui ont pourtant des effets bien visibles sur notre santé, ici notre capacité à faire des enfants. Cela devient alarmant : par exemple, en cinquante ans, les analyses de sperme montrent que le nombre de spermatozoïdes actifs est réduit de moitié. Mais le rapport pointe d'autres faits :

  • 1. le nombre de cancers des testicules a augmenté dramatiquement
  • 2. l'infertilité peut affecter jusqu'à près de 20% des couples dans les pays industrialisés (moins de 10% dans les années 60)

le nombre de naissances de garçons devient inférieur à celui des filles dans certaines aires (le sexe-ratio "normal" est de O.55 en faveur des garçons)

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Markey and al. 2001

Chedrese and Feyles 2001

Kelse and al. 1994, 1995, 1997

Pollution atmosphérique n° 189 Extrapol n° 28 - Juin 2006

Sigrid von Eckardstein, spécialiste de la fertilité masculine Hôpital universitaire de Zurich

Sigrid von Eckardstein, spécialiste de la fertilité masculine Hôpital universitaire de Zurich

Dr Franck COMHAIRE  Department of Internal Medecine, University Hospital of Ghent (Belgium)

Inserm, l'Institut national de Veille Sanitaire et l'Université de Copenhague (juillet 2006)

Toxiques en héritage L'enfance en danger : Renforcer le programme Européen REACH, plutôt que l'affaiblir

Par le Pr. Dominique Belpomme Université Paris V, Hôpital européen Georges Pompidou, Président de l'ARTAC