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Pesticides et vigne

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Sommaire

Quatrième consommateur au monde de pesticides, la France reste le premier utilisateur de pesticides en Europe avec 62 700 tonnes de substances actives vendues (2011), la vigne recevant environ 35% du tonnage total épandu de par les 850000 hectares qu'elle couvre à travers l'hexagone.

Le recours aux pesticides dans cette culture suscite depuis plusieurs années bon nombre de débats, de lever de boucliers, appuyés en ce sens par des études scientifiques tendant à en démontrer leurs limites en matière de traitement ainsi que leurs effets délétères à la fois sur le raisin, la terre et l'être humain.

Qu'est ce qu'un pesticide ?

  • Un pesticide, ce mot qui vient à la fois du latin cida, signifiant tuer et de l'anglais pest, pour nuisible, est un produit phytosanitaire dont le but est de lutter contre les maladies du bois de la vigne, avec un usage non exclusif dans le domaine de la viticulture puisque bon nombre de cultures y ont toujours recours de façon quasi systématique.
  • Quatre grandes classes ont été identifiées pour classer un pesticide selon son spectre d'action : herbicide pour détruire les mauvaises herbes, insecticide s'il contribue à tuer les insectes nocifs, fongicides pour éradiquer les champignons et enfin parasiticide pour les parasites néfaste.
  • Ces pesticides, classés en catégorie allant de 1 à 3, de par leurs risques toxicologiques potentiels et avérés,font régulièrement l'objet d'évaluation notamment de la part de la Commission dite "des toxiques", sous la tutelle du ministère de l'Agriculture ainsi que de la Mutualité sociale agricole.
  • La catégorie 2 comprend des substances dont les effets cancérogènes, mutagènes ou reprotoxiques sont avérés chez l'animal, avec une probabilité de toucher également l'homme : 5 de ces substances demeurent à ce jour encore employées pour traiter la vigne.
  • Quant aux matières actives classées en catégorie 3, dont 20 substances sont utilisées pour le traitement de la vigne, les effets provoqués chez l'animal pourraient être retrouvées chez l'homme, même si les preuves restent insuffisantes à ce jour.
  • Les pesticides autorisés sont passés de 700 à 300 depuis 2008, le dernier interdit ayant été l'arsénite de soude, non sans oublier le nom moins célèbre DDT, proscrit depuis 1972 pour ses effets cancérigènes mais dont on trouve encore des traces dans le sang de la population.
  • Parmi les quelques 1100 spécialités commercialisées, avec des étiquettes au décodage le plus souvent accessible aux seuls initiés, près de 140 de ces produits comprennent des substances chimiques autorisées en viticulture intensive et reconnus comme perturbateurs endocriniens tels que l'aminotriazole, le deltamethrine, le diméthoate, le manèbe ou le cyproconazole,aux effets cancérigènes potentiels.

Pour quelles raisons utiliser les pesticides ?

Les pesticides, dans leur acception la plus large, servent à protéger la récolte, le recours aux fongicides permettant de tuer les champignons responsables de certaines maladies comme le mildiou. Les insecticides, quant à eux, éradiquent les insectes vecteurs de maladies ou de dégâts comme les cicadelles. Enfin, les herbicides détruisent les mauvaises herbes qui concurrencent la vigne. Le nombre de traitements réalisés sur la vigne peut varier de nos jours entre 8 à 18 par an : un marché juteux que les industries issues de la chimie de synthèse ont su saisira au vol.

Les incidences sur l'homme et l'environnement :

  • L'enquête APACHE réalisée par Générations Futures et Marie-Lys Bibeyran, professionnelle agricole, parue en 2012, avait pour but de vérifier l'impact des pesticides à la fois sur les professionnels viticoles et les riverains, avec des résultats qui ont fait le tour des médias : 11 fois plus de résidus de pesticides retrouvés chez les professionnels viticoles que chez les non professionnels habitant loin des vignes, avec plus de 45% des molécules retrouvées, classées cancérigènes potentielles en Europe ou aux USA.
  • En 2012, l'agence nationale française de sécurité sanitaire, de l'alimentation, de l'environnement et du travail (ANSES) a présenté une étude, menée avec des viticulteurs bordelais pendant 12 ans, et qui a clairement montré la dégradation plus rapide des fonctions cognitives chez les viticulteurs utilisant plusieurs produits phytosanitaires. Une atteinte sur le cerveau que le Professeur Viel, de la faculté de médecine de Besançon, avait déjà suspectée en 1995 en établissant un lien possible entre exposition aux pesticides et cancers du cerveau* et de la vessie chez les viticulteurs.
  • Les hommes exposés aux pesticides dans leur vie professionnelle ont 2,4 fois plus de risques de développer la maladie d'Alzheimer et 5,6 fois plus de risques de développer la maladie de Parkinson**, selon l'étude Phytoner réalisée par la MSA et confiée à Isabelle Baldi.
  • Le professeur Charles Sultan, responsable du service d'endocrinologie pédiatrique du CHU de Montpellier, a mis en exergue les effets œstrogéno-mimétiques et anti-androgènes des produits phytosanitaires, des effets délétères visant le système hormonal et endocrinien de la personne exposée tout comme sur celui de ses descendants : une véritable bombe à retardement !
  • Des chercheurs de l'INSERM ont observé des traces d'atrazine, bien qu'interdit en France depuis 2003, et l'un de ses métabolites, chez 5,5% de femmes enceintes, en analysant leurs urines : l'exposition à l'atrazine de la mère pendant sa grossesse entraîne une diminution du poids de naissance de l'enfant et plus de risques d'avoir un enfant avec un petit périmètre crânien.
  • Les êtres humains ne sont pas, et de loin, les seules victimes des pesticides, les écosystèmes subissant également des perturbations qui à plus ou moins long terme pourraient perturber une partie de la chaine alimentaire : certaines populations d'insectes comme les libellules et des mouches éphémères, essentiels dans la chaine alimentaire des poissons et des oiseaux, auraient diminué de 42% en Allemagne, en France ainsi qu'en Australie.

Des alternatives au pesticides : mythe ou réalité ?

  • Des alternatives aux pesticides se développent en Europe mais peu en France, du fait d'une réglementation encore trop complexe et coûteuse, la commercialisation de préparations dites plus naturelles et donc de leurs substances actives nécessitant d'être inscrites sur une liste communautaire, au même titre que les produits chimiques, avec un coût moyen de 40 000 euros, pour le dépôt d'un dossier.
  • De plus, seules deux catégories ont été référencées par les autorités, à savoir celles des pesticides d'une part, des fertilisants d'autre part, une nomenclature qui a pour effet de générer des difficultés aux entreprises ayant fait le choix de distribuer des produits dits plus écologiques ou du moins respectueux comme les fortifiants : des produits comme le sucre, l'huile de colza ou le vinaigre restent en France bloqués sur une liste d'attente par manque de case dans les fichiers !
  • L'exemple allemand, repris par certaines entreprise espagnoles, qui développent l'agriculture biologique, tend à faire des émules et à faire avancer les pratiques dans le bon sens. Berlin, afin de se mettre en conformité avec le règlement européen de 2009, vient de réviser sa règlementation, en conservant la catégorie des fortifiants, ce qui a pour effet de pouvoir les utiliser en agriculture pour protéger les plantes : si la vigne est protégée en amont, les maladies n'en seront que moindres, un modèle de prévention par excellence qui peut contribuer diminuer ainsi le recours aux pesticides.
  • En octobre 2013, le sénateur Europe Ecologie Les Verts (EELV) Joël Labbé a déposé une proposition de loi visant à mieux encadrer l'utilisation des produits phytosanitaires sur le territoire national. Il a par la même demander aussi à développer les alternatives aux pesticides en favorisant le développement des préparations naturelles peu préoccupantes (PNNP), tout en mettant ainsi l'accent sur les freins à leur développement.
  • La part du vignoble national bio, qui s'élève à 6.1% avec 3945 exploitations en 2010, la mode du vin bio ainsi que le plan plan Ecophyto, qui vise à réduire de 50% l'utilisation de pesticides en France d'ici à 2018, représentent des éléments supplémentaires, qui à long terme pourraient être synonymes d'une moindre utilisation des pesticides.
  • Certaines plantes associées entre elles ont la propriété d'éloigner certains insectes comme l'origan, afin d'éloigner les parasites de la vigne, le purin de feuilles mortes et d'écorces de chêne dilué à 1/10 ayant, ayant quant à eux, la capacité d'éloigner, voir même de tuer certains insectes, tout comme l'huile végétale de Neem, encore interdite en France. 
  • Certains viticulteurs ont optés pour des capsules phéromones, placées dans des diffuseurs à raison de 500 par hectare, avec toutefois un frein lié à son coût deux fois plus élevé qu'un traitement classique. Le mécanisme n'en demeure pas moins ingénieux : les diffuseurs saturent l'atmosphère en phéromones qui sont la copie de celles qu'émettent les femelles pour attirer les mâles mais sans accouplement possible et donc sans production de larves.
  • Certaines associations se sont organisées dont la fameuse International Biocontrol Manufacturers' Association (IBMA), une association mondiale des industries produisant des micro-organismes de lutte biologique, des macro-organismes, des éliciteurs et des pesticides naturels pour la protection des végétaux.

La vigne et ses produits tant réputés que constituent les vins français sont touchés de plein fouet par cet usage à outrance des pesticides : le non moins célèbre vin rouge tant vanté par sa teneur en polyphénols renferme des quantités de produits phytosanitaires du fait de son mode de fabrication qui conserve la peau des dits fruits, l'endroit même où se fixeraient ces pesticides en majorité. De manière plus générale, cette utilisation depuis les années 70 des pesticides dans le monde viticole comme dans l'agriculture classique a abouti aujourd'hui à une contamination des milieux, de l'homme avec des effets boomerang non encore mesurables sur la santé, tout comme sur l'air que nous respirons : des solutions existent de par l'intelligence que l'homme a toujours su déployée face au danger mais ne pourront être mises en place que par une volonté à la fois politique, juridique et ainsi qu'à un renoncement des profits juteux que constituent le marché des produits phytosanitaires, associés à ses lobbies.


* Provost D, Cantagrel A, Lebailly P, Jaffré A, Loyant V, Loiseau H, Vital A, Brochard P, Baldi I., Brain tumours and exposure to pesticides: a case-control study in southwestern France. Occup Environ Med. 2007 Aug;64(8):509-14.
** Rugbjerg K, Harris MA, Shen H, Marion SA, Tsui JK, Teschke K. Pesticide exposure and risk of Parkinson's disease - a population-based case-control study evaluating the potential for recall bias. Scand J Work Environ Health. 2011 Jan 17.

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